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Moyen-âge
L'histoire de Prye
remonte au Xème siècle. Au Moyen-âge, une forteresse appelée Firmitius donna
son nom au village de la Fermeté où se trouve Prye. Transformé en Prieuré,
elle fut détruite pendant la Révolution. Au lieu dit Prye s'élevait une
forteresse médiévale.
Une tour et les
douves témoignent aujourd'hui de sa présence. Les propriétaires étaient
alors les Sires de Prye. Leur devise et cri de guerre était « Cant
l'Oyseaulx » (« Que chante l'oiseau! »). Ces éléments sont repris sur les
décors. En mars 1462, Antoine de Prye vend sa terre de Prye à Imbert de La
Platière, chevalier et Seigneur des Bordes.
XVIIe
siècle

Le nom de Prye est illustré au XVIII siècle quand la marquise de Prye,
favorite du Duc de Bourbon, ministre de Louis XV, favorisa le mariage du Roi
et de Marie Leszcynska. Par mariage et héritage, Prye devient en 1603 la
propriété d'Antoine de la Grange d'Arquian. Sa petite-fille Marie-Casimire
est demoiselle d'Honneur de Louise-Marie de Gonzague, fille de Charles, Duc
de Nevers. Louise-Marie épousa 2 Rois de Pologne! Marie-Casimire devint
également Reine de Pologne en épousant Jean III Sobieski en 1674. Quelques
années plus tard ce-dernier délivrait Vienne assiégée par les armées
ottomanes du Grand Vizir Kara Mustafa. Pour cette victoire, Sobieski reçut
le titre de Sauveur de la Chrétienté. A cette époque, le château de Prye
avait été reconstruit sur les ruines de l'ancienne forteresse.
Du XVIIIème au
XXIème siècle
A la mort de la
Reine de Pologne, son fils Jacques vend la terre de Prye à l'Abbé de Simiane.
Deux ans après, l'Abbé de Simiane revend le domaine à Michel de Las,
Seigneur de Valotte et autres lieux.
En 1771, sa
descendante Louise-Marie de Las épouse Emmanuel du Bourg, 5ème Marquis de
Bozas. Leur petit-fils Charles-Louis du Bourg de Bozas (1802-1882) construit
le mur long de 7 km et entourant le domaine. D'importants travaux sont
entrepris à la fin du 19ème par Antoine du Bourg de Bozas (1836-1922). Il
utilise une pierre jaune extraite d'une carrière située sur la propriété.
En 1873 l'architecte-paysagiste Edouard André dessine le parc. Il décrit
dans son Traité Général sur la Composition des Parcs et Jardins la méthode
utilisée à Prye.
L'architecte Massillon-Rouvet restaure et agrandit le château. La statue de
Saint Georges est placée au sommet de tour hexagonale.
De somptueuses
écuries lambrissées de marbre sont construites en 1888 ainsi qu'un manège de
630 m². Antoine du Bourg de Bozas y loge son équipage de chasse à courre. Un
élevage de charolais est toujours présent. Le premier étage était occupé par
les employés du domaine. Sous la voûte des trophées d'animaux d'Afrique nous
observent. Ils furent rapportés d'Afrique par le Vicomte Robert du Bourg de
Bozas le frère cadet du marquis. Le Vicomte dirigea pour le Gouvernement
français une Mission scientifique « De la Mer Rouge à l'Atlantique ». Il
partit de Djibouti, parcourut l'Éthiopie et les Hauts plateaux du Nil. Il
trouva la mort en Abyssinie.
Au début du
20ème siècle, un élevage charolais de réputation est présent à Prye. Il est
constitué par Emmanuel du Bourg de Bozas (1896-1990). Son fils aîné Charles
meurt en 1976. Son petit-fils Antoine-Emmanuel obtient l'inscription du
domaine comme Monument Historique en 1994. Depuis 1990, une campagne de
restauration est lancée, récompensée en 2001 par un Prix Régional du
Patrimoine (Bourgogne). Aujourd'hui Antoine-Emmanuel et son épouse Magdalena
développent de nombreuses activités pour permettre à ce domaine aux solides
racines de prendre son envol. |